Analyse posturale en course à pied

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La course à pied est le sport le plus accessible pour tous (peu de matériel, faible coût, disponibilité…). Beaucoup pratique cette activité par passion, pour se remettre au « sport » afin de s’entretenir physiquement avec ou sans objectifs, d’autres comme complément d’une autre activité physique, sans forcément avec une approche technique de leur foulée (gestuelle et chaussure). Il en résulte de nombreuses pathologies articulaires, tendineuses et ligamentaires qui contraignent parfois même l’arrêt de la course à pied.

Le but de la prise en charge de l’analyse posturale du coureur à pied est d’amener une harmonie entre la foulée propre du sportif (dite naturelle), sa gestuelle, sa technique de course, et ses chaussures.

Chacun utilise son corps en fonction de sa structure posturale qui lui est propre et la foulée en est un exemple. Celle-ci induit des mouvements, un équilibre et des cinétiques musculaires individuels. Lorsque la cinétique motrice naturelle n’est pas respectée (chaussures inadaptées, foulée parasitée …), des contraintes tendineuses et articulaires induisent des gènes, des douleurs, qui deviennent rapidement limitant dans la pratique sportive.

Afin de traiter au mieux les pathologies du coureur à pied, la structure posturale appelée « cinétique motrice individuelle », « signature posturale », ou bien « préférence motrice » est donc un élément important de la prise en charge du Runner.

La détermination des préférences motrices se fait au moyen d’un testing dans le cadre d’une consultation. Ensuite le lien avec la technique de la course à pied peut se réaliser au moyen de vidéo (que le patient réalisera au cours de ses entrainements) ou bien par une analyse plus approfondie par des capteurs inertiels permettant des mesures d’angle, de vitesse angulaire, ou de durée d’appuis.

Ces approches analytiques sont adaptées à chaque patient en fonction de leur pathologie, de leur gravité et de leur récurrence. Les analyses vidéo se font au cabinet lors d’une consultation classique. Les enregistrements avec les capteurs inertiels se font à l’extérieur (par beau temps) sur une foulée propulsée naturelle et non sur tapis (foulées entrainées).

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Coureur de type "terrien" ou "talon"

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Coureur de type "aérien" ou "avant-pied"

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Références bibliographiques

Gindre C, Lussiana T, Hebert-Losier K, Mourot lAerial and Terrestrial Patterns : A Novel Approach to Analyzing Human Running, Janvier 2016

Chardin L., Lacroix A., Cliquet F., Laurens A.S., lésions de l’articulation tibio-fibulaire proximale chez le coureur à pied, Journal de traumatologie du sport, novembre 2019

Lussiana T, Gindre C, Mourot L., Validation des Profils Moteurs par la biomécanique de la course à pied. Congrès de l’ACAPS, octobre 2013

Lussiana, T., Gindre, C., Hébert-Losier, K., Sagewa, Y., Gimenez, P., Mourot, L. Different running patterns along the aerial-terrestrial continuum can result in similar running economy. Avril 2017

Sohier R., 2 marches pour la machine humaine, juin 1989

Noguchi, Order, spontaneity and the body, 1984

 

Ces consultations sont assurées par :

             Dr L. Chardin                     

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